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Communiqué de presse

29/11/18

ETHIQUE ET MODIFICATION DU GENOME GERMINAL :

LE CCNE APPELLE A UNE GOUVERNANCE RENFORCEE AU PLAN MONDIAL

 

 

Après l’annonce par le Dr Jiankui HE de la modification génétique de deux embryons ayant

abouti, après leur transfert dans l’utérus, à la naissance de deux jumelles dont le génome

serait modifié, le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la

santé (CCNE) réaffirme son opposition au transfert d’embryons humains génétiquement

modifiés, telle qu’elle a été rappelée dans sa contribution à la révision de la loi de Bioéthique

(Avis 129 du 25 septembre 2018). Tout en reconnaissant l’importance de l’utilisation des

techniques d’édition du génome dans la recherche fondamentale sur l’embryon et

l’utilisation de ces techniques sur des cellules non-germinales dans une perspective

thérapeutique, le CCNE s’inquiète qu’une ligne rouge ait été franchie à l’occasion de cette

naissance inédite d’humains génétiquement modifiés, de nature à porter atteinte aux droits

fondamentaux et à la dignité de la personne humaine. Aussi le CCNE se joint à la

mobilisation de la communauté internationale scientifique, médicale et éthique qui condamne

les travaux du Dr Jiankui HE et les conditions de leur communication.

Si de nombreuses barrières sont érigées par les nations (en France par exemple à travers la

loi de Bioéthique), au plan européen et international (par la convention d’Oviedo, que la

France a ratifiée ainsi que plusieurs pays), il est urgent que se concrétise une gouvernance

renforcée à l’échelle mondiale la plus apte à répondre aux évolutions extrêmement rapides

de ces technologies. Cette initiative devra associer les citoyens dont l’information aux enjeux

scientifiques, médicaux et éthiques sur ces questions est essentielle.

 

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